Par quoi remplacer l’école, partie 1

De Pam Laricchia, 13 février 2013
Traduit de l’anglais par Christelle Lafourcade
L’article original : What to do instead of school – Part 1

24834215732_ee9c4a4aab_nVous avez décidé d’essayer le unschooling et cela provoque en vous un tourbillon incroyable composé à la fois d’excitation et d’appréhension! Vous comprenez que vous, ainsi que tous les autres membres de votre famille qui ont fréquenté l’école, allez vous « deschooler » pendant un certain temps.

Seulement voilà, sans l’école, à quoi allez-vous bien pouvoir occuper votre journée entière?

Bonne question! Maintenant, nous allons pouvoir discuter sérieusement d’affaires plaisantes!

Une succession de samedis

Pour vous aider à entrer dans un état d’esprit détendu et ouvert (ce qui est bien meilleur pour votre apprentissage!), essayez de penser à vos journées comme à une succession de samedis. Si vous vous réveillez en pensant : « C’est lundi, il est temps de retourner travailler et d’apprendre », essayez de vous ressaisir avant de mettre ce filtre en place en déclarant : « Oups, j’avais oublié : c’est samedi! »

Que feriez-vous en compagnie de vos enfants si c’était samedi? Les fins de semaine sont généralement consacrées à la détente et au fait de laisser la journée se dérouler sans horaire prédéfini. Vos enfants aimeraient-ils dormir? Voilà un pan merveilleux de la transition par rapport à un horaire imposé : dormir autant que leur corps le réclame. Sont-ils plutôt des lève-tôt? Alors, ils peuvent savourer la beauté du petit matin sans la pression d’avoir à s’habiller, se nourrir et sortir. Sont-ils plutôt un mélange des deux? Alors, ils peuvent apprendre à se connaître eux-mêmes, à découvrir leur propre rythme de sommeil et à trouver comment mieux répondre à leurs propres besoins.

Y a-t-il des endroits que vous et vos enfants avez toujours eu envie de visiter (ou visiter plus souvent), mais vous manquiez de temps pour cela? Maintenant, vous l’avez! Un musée? Un centre de sciences? Une galerie d’art? Chouette! Par contre, souvenez-vous qu’il n’est pas nécessaire de diriger vos enfants pendant ces expositions pour vous assurer qu’ils verront tous les éléments qui les composent. Si vous êtes tenté de le faire, prenez un moment pour vous demander ce que signifie réellement « en avoir pour son argent ». Est-ce une question de quantité ou de qualité? Au lieu de les piloter, suivez leur curiosité. Regardez le plan du site ensemble, discutez avec eux pour savoir ce qu’ils aimeraient voir et faire, laissez-les vous guider, s’ils le souhaitent.16895884010_26cbb962b3_nS’ils sont absorbés et enthousiastes pour un sujet en particulier, laissez-les rester aussi longtemps qu’ils le désirent. Notez que l’apprentissage le plus efficace se passe dans ces conditions! Si vous ne prenez part qu’à trois expositions ce jour-là, super! Ce n’est pas une compétition. Si vous les voyez toutes en un tournemain, c’est bien aussi! Vous avez préféré la variété à l’intensité. Les deux sont parfaitement appropriés : vous suivez les intérêts de vos enfants en observant leur esprit en action. Pour moi, le plaisir au fil du temps réside dans la constatation que chaque visite est unique. Et, en connaissant mieux mes enfants, j’ai commencé à voir des liens entre le déroulement d’une visite et tout ce qui se passait par ailleurs dans leur vie. Tout est connecté. Tout est apprentissage.

Sinon, pourquoi ne pas envisager quelque chose de plus proche de la maison? Un terrain de jeux par exemple. Et si vous exploriez un parc différent de votre ville chaque semaine? Ou alors des sentiers pédestres? Vous pouvez vous y rendre chaque semaine ou tous les quinze jours afin d’observer les changements dus au printemps ou à l’automne. Ou à la saison des pluies.  Vous pouvez acheter des jumelles de vision nocturne et les emmener faire une promenade dans la nature la nuit, pour voir à quel point la nature est différente une fois que le soleil se couche. Trouvez ce qui capte l’attention de vos enfants et livrez-vous à cette activité quand vous en avez l’occasion. Qu’est-ce que ce sera : le bowling, un jeu laser, le trampoline? En prime, les endroits que peuvent fréquenter les familles sont moins bondés pendant la semaine – la plupart des enfants sont à l’école! En ce qui concerne ma famille, nous programmons également nos vacances hors saison; c’est moins onéreux et il y a moins de monde.

Si vous vivez en ville, organisez des excursions au-delà des banlieues et explorez les fermes et les parcs. Effectuez une promenade en calèche. Visitez une plantation de citrouilles en octobre. Si vous vivez en campagne, allez faire un tour en ville et parcourez les attractions qui y sont proposées. Marchez dans ses rues et admirez la taille des bâtiments. Prenez le métro. Furetez partout dans le monde qui vous entoure, pas seulement dans celui qui se trouve devant votre porte.

Déjà fatigué? Ha! Ha! Je vous ai livré un large éventail d’idées pour vous aider à entamer des discussions avec vos enfants et je suis sûre que vous en trouverez bien plus ensemble! D’ailleurs, voici une autre chose agréable à faire avec eux maintenant qu’ils sont à la maison : discuter. Il est très peu probable qu’ils se passionnent pour toutes mes suggestions, et certainement pas pour toutes en même temps. Mais, n’angoissez pas s’ils ne s’intéressent qu’à une poignée d’entre elles. Chacun d’entre nous est unique; partez à la découverte de ce qui plaît à vos enfants.

Rencontrez vos enfants

20666814576_d7aba76cd9_nCela nous amène justement à une partie très importante d’un parcours de deschooling : apprendre à connaître vos enfants. C’est la base sur laquelle vous explorerez le monde ensemble. Que sont-ils en train de faire au moment où leur visage s’illumine? Qu’est-ce qu’ils demandent régulièrement? Quelle nouveauté pourraient-ils avoir envie d’essayer? Qu’est-ce qui les transporte de joie? Quelle activité les absorbe au point qu’ils ne réalisent pas le temps qui passe? Adonnez-vous souvent à ces activités.

Suggérez-leur des occupations apparentées que vous pensez pouvoir leur plaire. Si Bob l’éponge les amuse, aimeraient-ils assembler un puzzle représentant une scène de cette série télévisée? S’ils apprécient un film en particulier, aimeraient-ils regarder des scènes montrant des gaffes de tournage ou un documentaire sur un DVD portant sur la préparation du tournage? Il n’est pas nécessaire que vous le leur demandiez; faites-leur simplement savoir que cela existe et voyez si cela les attire. Par contre, veillez bien à ce qu’il s’agisse d’activités que vous pensez qui leur plairont et non pas d’activités que vous souhaitez qui leur plairont. Comme ce cahier de mathématiques utilisant l’image de Bob l’éponge sur lequel vous louchez au supermarché – gardez le cap du deschooling! S’ils ne manifestent aucun intérêt pour ce que vous leur présentez, ne vous inquiétez pas; vous venez seulement d’apprendre quelque chose de nouveau sur eux. Peut-être que vous avez fait une légère erreur de supposition pour l’instant, ou peut-être que vos enfants étaient occupés et que ce que vous leur proposez les attirera la semaine prochaine, ou le mois suivant, ou l’année d’après. Cela dit, leur monde est maintenant un peu plus grand du fait qu’ils savent qu’une telle chose existe.

23430475995_a892411e54_z

N’oubliez pas tout ce qui peut être fait à la maison où la vie peut également être amusante et intéressante! Quelles sont les occupations préférées de vos enfants quand ils sont en pyjama? Des jeux de société? Des jeux de cartes? Jouer à Twister? À Feu rouge feu vert? Faire du coloriage? Du bricolage? Des puzzles? Construire un fort avec le canapé, des coussins et des couvertures? Sculpter dans la neige après une grosse tempête? Jouer à s’attraper? Faire du hula-hoop? De la pâte à modeler? Jouer avec un ballon à l’extérieur? Au frisbee? Lire des histoires ensemble? Jouer à cache-cache? Dresser une tente dans la cour? Regarder des films? Des vidéos sur YouTube? Faire le poirier ou des culbutes? Jouer à des jeux vidéos? À des jeux en ligne sur l’ordinateur? Préparer des biscuits? Jouer des personnages de séries télévisées? Sans oublier, bien sûr, les jeux de construction en tout genre. De vastes possibilités s’offrent à vous.

Quoi qui leur fasse plaisir, faites-le avec eux. Apportez-leur des morceaux du monde qui pourraient les intéresser.

Souvenez-vous, c’est samedi! Détendez-vous et profitez du temps que vous partagez.

Comment est-ce que, vous, vous apprenez?

Je me souviens que les amies préadolescentes de ma fille lui faisaient remarquer combien sa vie devait être ennuyeuse sans l’école. Qu’est-ce que vous en pensez? Est-ce que cela vous semble inévitable? Ce n’est pas mon avis!

En plongeant avec votre famille dans cette vie amusante (et instructive!), n’oubliez pas de garder du temps pour vous afin de continuer à vous renseigner sur le unschooling. À ce stade, il se peut que vous soyez dépassé! Tant d’informations proviennent de tellement d’endroits :

    • Observer et interagir avec vos enfants
    • Considérer les souvenirs de votre propre parcours scolaire
    • Lire beaucoup sur le unschooling et sur le rôle parental qui soutient ce mode de vie
    • Rencontrer des personnes partageant les mêmes idées pour savoir comment elles abordent les choses
    • Réfléchir aux méandres philosophiques quant à la façon dont vous voulez vivre votre vie
  • Et… questionner, eh bien, tout!

Comment allez-vous relier tout cela pour vous donner une image cohérente du unschooling?

Donc, comment aimez-vous apprendre?

Est-ce plus efficace pour vous à travers l’écriture? En tenant un journal par exemple? Vous pouvez choisir un beau cahier (ou en décorer un vous-même si vous y êtes enclin) afin de le remplir d’observations, de pensées, d’idées pendant que votre famille fait son chemin dans le deschooling. Peut-être préfèreriez-vous créer un blogue, qu’il soit privé à l’attention de vos proches seulement, ou qu’il soit public afin de partager les hauts et les bas de votre aventure avec autrui.

15799422686_96573bf078_nÊtes-vous plus à l’aise en traitant des informations de façon visuelle? Comme en prenant des photos? Vous pouvez vous lancer dans la confection d’albums de photographies en regroupant les images par thème. Vous pouvez également constituer un blogue en photo si vous souhaitez communiquer ce que vous apprenez.

Vous vous instruisez peut-être mieux par le verbal en profitant de conversations avec d’autres personnes engagées dans le même type d’aventure? Vous pouvez trouver d’autres unschooleurs dans votre localité et les inviter à bavarder dans un parc le jour ou dans un café le soir. Vous pouvez assister à des conférences sur le unschooling ou à des rencontres de unschooleurs (il y en a de plus en plus!). Vous pouvez enfin approcher quelques personnes de ce milieu que vous avez rencontrées en ligne et leur demander si elles sont intéressées à des conversations téléphoniques ou par Skype.

Il est possible que vous ayez besoin d’un mélange éclectique de toutes ces idées. Cela dit, trouver comment vous aimez apprendre est une étape salutaire dans le deschooling. Cela aide à découvrir la vaste gamme des façons personnelles d’apprendre en dehors de l’école, ce qui vous prépare à toutes les voies possibles qu’il vous faudra utiliser pour soutenir les explorations et les apprentissages de vos enfants.

Et c’est bien là que réside tout le véritable plaisir du unschooling.


Lire la deuxième partie

Publicités

Jouer, un sérieux travail

De Sandra Dodd – traduit par Sylvie Martin Rodriguez (révisé par Catherine Forest)
Lien vers l’article original : Playing
La traduction sur le site de Sandra Dodd est ici, elle est republiée sur ce blog avec son autorisation.

8413105658_6968a4fa2e_zJouer peut être un sérieux travail. Jouer est certainement la méthode d’apprentissage principale des jeunes enfants, jusqu’à ce qu’ils aillent à l’école.

Qu’en est-il s’ils ne vont pas à l’école ? Qu’en est-il si, à cinq et six ans, il ne se produit pas de changement majeur dans le style de vie des enfants, et si le jeu continue de progresser naturellement ?

Beaucoup de gens ne sauraient comment répondre à cette question. L’idée que les jeux de bambins puissent progresser naturellement jusqu’à d’autres niveaux sans interruption, sans séparation d’avec la famille, sans professionnels pour dire aux enfants quand, où et comment jouer est étranger à la plupart des gens dans notre culture.

Bien que d’une certaine manière, ce soit un savoir commun. Il y a des unschoolers dont les enfants n’ont pas été à l’école et qui ont continué à jouer.

Récemment, sur une liste de discussion, quelqu’un disait qu’elle comprenait comment les jeunes enfants apprennent à travers le jeu, mais elle se demandait ce qui se passait quand ils deviennent plus vieux et qu’ils arrêtent de jouer ?

J’ai connu des gens qui avaient arrêté de jouer, mais je n’en ai jamais fait partie. Dans ma dernière année de lycée, mon petit ami qui était déjà diplômé a construit une sorte de petite maison dans les bois destinée à être « notre maison ». C’était un trou sous les racines d’un peuplier, un peu dégagé, couvert par des branches et des bâtons trouvés du côté du Rio Grande derrière le lycée. Je séchais mes cours à l’école quelquefois et le retrouvais à cet endroit. Est-ce que c’était mature ? Non, c’était comme au Pays imaginaire. Au collège, j’ai eu un autre petit ami et nous avions le fantasme de vivre dans les années 1600 en Angleterre et de tenir un joli orphelinat paisible, plein de musique.

Il n’a pas fallu longtemps pour que je me retrouve engagée dans des activités médiévales de la Société d’anachronisme créatif, qui est un jeu international grandeur nature sur le thème de la vie médiévale.

Comme dans tous les jeux, il y avait aussi la réalité. Nous avons vraiment fait des choses, appris la musique, fait des recherches, fait des vêtements et des armures. Nous avons cuisiné de la vraie nourriture. Puis, nous avons mis nos nouveaux habits, nos nouveaux noms et avons joué à des jeux élaborés.

21153700523_05ba3833f2_z.jpgMes trois enfants ont grandi entourés par des adultes qui jouaient, qui n’organisaient pas seulement des festins et des tournois, et qui ne construisaient pas seulement des camps médiévaux, mais qui jouaient aussi à des jeux de stratégie, à des jeux de mystère, qui faisaient des bals costumés en dehors de l’Halloween, et qui parodiaient des chansons pendant les longs voyages en voiture.

Peut-être que parce que j’ai continué à jouer, j’ai un avantage, mais je ne pense pas que ce soit pour autant difficile pour les adultes sérieux de retrouver leur côté joueur.

Mais (pourraient penser certains), si vous jouez tout le temps, comment saurez-vous que vos enfants apprennent ? J’ai su que mes garçons avaient appris toutes les règles de sécurité de la natation quand ils ont récité, de façon rythmique, ces règles à l’opposé de ce qu’elles étaient : ne jamais nager avec un copain ; toujours nager seul ; toujours nager sous l’orage ; toujours courir autour de la piscine…

Je n’avais aucune raison de dire : c’est faux. J’aurais gâché leur joie si je l’avais fait. Je n’ai rien dit. J’en savais déjà assez parce que j’avais les renseignements suivants :
Ils connaissaient toutes les règles
2) Ils avaient compris le concept des contraires
3) Ils avaient le sens de l’humour et n’avaient pas peur de l’utiliser.

Comment savez-vous qu’ils apprennent ? Les gens qui posent cette question regardent le monde à travers des lunettes teintées de « scolarisation ». Ces mêmes parents savaient quand leurs enfants pouvaient utiliser une cuillère. Ils savaient quand leur enfant était prêt à boire à la tasse. Ils savaient quand ils ont appris à marcher, à parler et à faire du vélo.

Voilà comment j’ai appris que Kirby connaissait les Huns : il attendait que je l’emmène quelque part, je parlais au téléphone à une maman qui s’intéressait à l’école à la maison et nous parlions des études – je disais qu’elles n’étaient pas nécessaires, que les gens apprenaient tout au long de leur vie. Je lui dis « vous ne pouvez pas « terminer la Chine », et Kirby commenta sèchement : « les Huns ont essayé ».

Donc, dans ma liste mentale, je notais que Kirby identifiait les Huns, utilisant le mot dans une phrase, et qu’il connaissait un peu l’histoire de la Chine.

Mais est-ce que je testais ? Est-ce qu’il me faisait un rapport ? Bien sûr que non. Il faisait juste une blague. C’était suffisant pour moi, pour découvrir ce qu’il savait.

21774741415_dbed5d19d0_z

Toute ma vie, on m’a donné des conseils :
Sois sérieuse
Agis en fonction ton âge
Ne prends pas ça à la légère.

Maintenant que je suis engagée dans le unschooling, je dis aux adultes et aux enfants « prenez ça à la légère. Jouez ».
Jouez avec les mots, les idées, les pensées
Jouez avec la musique
Jouez sous la pluie
Jouez dans l’obscurité
Jouez avec votre nourriture

Mais jouez en toute sécurité. Le jeu est un jeu quand les personnes engagées n’ont aucune objection. C’est un jeu seulement si tout le monde joue.

Les jeux les plus doux peuvent être dangereux. Le tennis est un sport sans contact, mais vous pourriez tuer quelqu’un avec une raquette de tennis. Les échecs sont plutôt passifs, mais l’humiliation peut blesser de façon permanente. Je connais des adultes (et malheureusement des enfants) qui évitent l’humour et qui évitent de jouer parce qu’ils ont été blessés par les prétendus « c’est juste un jeu » des autres.

La connexion entre l’humour et l’apprentissage est bien connue. Des juxtapositions inattendues sont la base d’un certain humour, et encore plus, de l’apprentissage. Cela peut être physique, musical, verbal, mathématique, mais au fond, ce que cela signifie, c’est que les combinaisons ou les résultats inattendus peuvent être amusants.

Il y a des expériences chimiques amusantes, des jeux de mots, des jeux de maths, des textes historiques amusants et embarrassants, et il y a des parodies de pièces célèbres ou de styles artistiques et de musique.

Voici des sources d’inspiration récentes chez nous :

The Transitive Vampire
The Marx Brothers
Animaniacs
Monty Python and the Holy Grail
P.D.Q. Bach
Weird Al
The Reduced Shakespeare Company
Eddie Izzard

A partir de celles-ci et d’autres livres, vidéos et cassettes qui visent à susciter l’hilarité, mes enfants (et mon mari et moi-même) avons appris sur l’histoire, la géographie, la grammaire, la littérature, la musique, la mythologie et la religion. Il n’y a aucun besoin de séparer l’apprentissage du rire.

Pendant que je travaillais à cet article, je me suis arrêtée pour faire des gaufres. Un œuf était cassé dans le carton et avait séché. J’aurais pu le mettre calmement à la poubelle, mais je l’ai amené à Holly et j’ai dit, sur un ton dramatique « cet œuf doit être détruit ». Elle a sauté pour l’attraper, je lui ai dit que je ne savais pas depuis combien de temps il était cassé, et qu’elle pouvait le jeter si elle voulait. Elle s’en alla et je demandais où elle allait le jeter. J’aurais pu faire des suggestions, mais elle avait décidé « sur le balcon ». Le balcon était loin. C’était un bon choix.

Elle a cassé des œufs avant. Ce n’était pas nouveau, mais c’est toujours amusant. Quand elle est revenue dans la cuisine, elle était excitée d’avoir raté sa cible. « J’ai visé la terre, mais j’ai touché la traverse de chemin de fer, il s’est cassé et a explosé ».

24584529329_1bf4c024ea_zS’il y a parmi les lecteurs des gens qui préfèrent des justifications plus savantes pour vivre de manière plus créative et légère, vous devriez lire « conceptual Blockbussing » de James Adams ou « Free Play » de Stephen Nachmanovitch, ou vous pourriez aussi laisser tomber la recherche. Vos enfants deviendront peut-être vos professeurs et vous pourriez simplement prendre la résolution de jouer plus, pour eux. Les avantages que vous en tirerez seront simplement un bonus.